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How I became le Stade de Reims... Ecrit par Mars Ultor le 13/03/09
Printemps 2027 FRANKLIN: Alors, P'pa, comme ça tu voulais nous voir ? VICTOIRE: Qu'est-ce qu'on a fait ? Franchement, je te jure que c'est pas moi qui ai cassé tes bottes à Moonwalk... MOI: Non, non, rien à voir... De toute façon, je ne fais plus de Moonwalk, depuis le dernier come-back de Michael, il est ridicule avec ses implants cybernétiques, franchement, au-delà d'un certain âge, faut arrêter... FRANKLIN: Bon, alors pourquoi on est là ? MOI: Vous êtes assez grand maintenant pour que je vous révèle enfin le mystère de la photo qui trône sur la cheminée à pile à combustible. VICTOIRE: Celle de toi avec le grand type, là ? FRANKILIN: Je parie que ça va être long... MOI: « Vous savez les enfants, au début du siècle la vie était bien différente... C'était avant la grande crise économique, celle qui a bouleversé notre mode de vie à jamais. Le football était déjà très populaire, mais pas dans sa version actuelle. Il se jouait à 11, en plein air et on avait le droit d'utiliser que les pieds, et les arbitres ne portaient pas encore de matraque. Moi, comme beaucoup, j'étais pour le meilleur club du monde: l'Olympique de Marseille. On avait le plus beau palmarès de France, notamment grâce à une grosse période d'hégémonie nationale et européenne, au début des années 90. On avait le meilleur public de France, en quantité, et en qualité. Tous les déplacements de l'OM donnaient lieu à une arrivée en masse de supporters locaux du club. Et je ne vous parle même pas de l'ambiance au Vélodrome, été comme hiver. Mais seulement en ces années 2000, il devenait de plus en plus difficile de faire la différence entre le meilleur club du monde et le FC Lorient... Sans être forcément mauvais, le club enchaînait les saisons « de transition » et les maigres espoirs des fins d'été s'envolaient dès l'automne venu. Nos dirigeants, notre staff, nos joueurs devenaient les spécialistes des « lendemains qui déchantent ». Tous avaient gagné des titres dans des clubs moins huppés (Strasbourg, Nice, Sochaux, PSG etc...) mais dès qu'ils arrivaient chez nous, ils faisaient preuve d'une force mentale lamentable, se spécialisant dans la « boulette tournante » et dans la défaite glorieuse en finale (de ce que vous voulez, Coupe de France, Coupe de l'UEFA). Florilège: _ 1999. Laurent Blanc, héros de toute une nation, offre le premier but à Parme, en finale de Coupe d'Europe, à Moscou. _ 2004. Fabien Barthez, gardien irréprochable et chouchou des supporters se fait expulser et provoque un pénalty à la 44e minute d'une autre finale de Coupe d'Europe, contre Valence. _ 2006. C'était le match rêvé: battre le PSG en finale de Coupe de France, à Saint-Denis. Dès le premier quart d'heure, une erreur de marquage de Taiwo permet à Paris d'ouvrir le score, dans un match où Marseille était largement favori. _ 2007. Comme en 2006, la starlette Ribéry nous crédite de son plus mauvais match au pire moment: en finale de Coupe de France. Malgré les retours gagnants de Djibril Cissé, l'OM n'arrive pas à garder son avantage à la fin du temps réglementaire. Albert Emon, pourtant irréprochable toute la saison, avait commis l'erreur fatale de faire jouer Ronald Zubar... Et voilà comment en quelques années, nous sommes passé du statut de candidat permanent au titre à celui d'éternel loser, s'accrochant à un passé qui glissait entre nos mains bien plus rapidement que nous le pensions. Nous étions devenu Saint-Etienne, et nous n'allions pas tarder à devenir le Stade de Reims. » VICTOIRE: Et la photo dans tout ça? MOI: Pardon ? FRANKLIN: La photo de toi avec le grand type, sur la cheminée, à côté des piles à combustibles ? MOI: Ah, oui... La photo, oui... En 2011 ou 2012, je sais plus, je m'étais rendu à un colloque international sur la question de l'or bleu, à New York... J'y ai rencontré une ancienne gloire de l'OM, devant le GAP de la 5e avenue, il jouait alors pour les New York Red Bulls. "And that, kids, is the story of how I met Habib Beye." MaRs uLtOr, sans prétentions ... article consulté à 1115 reprises.
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