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Les recettes de Tonton Scotch : Lorient-Marseille Ecrit par Scotch le 14/12/09
C’est l’hiver mes chères ouailles. Et pendant que vous observez d’un air abattu les température dégringoler et votre grippe B+ obtenir une revalorisation, la Moustache League continue de vous refourguer cette bonne vieille soupe indigeste qui vous torture la boyasse. Bordel de fuck ! C’est pourtant l’appel des fêtes et des victuailles salvatrices! Il est temps de penser sérieusement à des mets de choix en ce mois déchet : si un grand Bordeaux s’est invité sur la table, nous restons néanmoins sur notre faim face à la daube provençale et les bouchons lyonnais. C’est pourquoi tonton Scotch vous délivre une bonne recette pour vous permettre de passer l’hiver au chaud et savourer sereinement le ballet redondant des flocons hivernaux. Tous aux fourneaux ! Voici la recette du succès…ou pas d’ailleurs. Lorient-Marseille, c’est de la bonne vieille cuisine du terroir. Vous ne la trouverez surement pas sur les menus des grands restaus comme vous ne le trouverez pas non plus au Carrouf de Melun. Loin des saloperies édulcorantes et autres artefacts culinaires pré chauffés, Lorient-Marseille c’est de la bouffe de costauds, qui vous chatouille les naseaux et régale les papilles de la nation depuis quelques années. Les ingrédients : Le merlus est la base de cette recette : toujours frais en cette époque de l’année, il a su convaincre et préparer tranquillement sa révolution de « palais » au détriment des plats les plus populaires. Le meilleur merlus se trouve chez Gourcuff Poissonnerie : le géniteur du génie génère sans gêne une généalogie de géniaux. Ces pêcheurs remontent les filets avec précision et harmonie et les plus doués d’entre eux arrivent même à s’exporter en méditerranée, où le poisson est dit-on, aussi rare qu’exigent. La relève est assurée, une tradition chez les Gourcuff et depuis cette année, le jeune Gameiro fait de loin la différence face aux viandards de la Moustache League. Pas étonnant que le Merlus nage actuellement à contre courant des autres poisseux. Leur vivacité, leur déplacement en banc organisé en font de beaux troubles fêtes. De quoi s’inquiéter à l’approche du réveillon. Car côté Marseillais, c’est la soupe à la grimace. Desservi par des ingrédients loin d’être de première fraicheurs, la bouillabaisse du vieux port reste ce qu’elle est : un grand mélange de n’importe quoi. L’année dernière, l’addition avait même été salée pour les olympiens lorsque les Merlus ont refait surface en 30 minutes pour sceller le match gustatif. Le dîner à l’extérieur s’est révélé bien meilleur, grâce notamment à une Brandade de morue relevée mais cette année la morue à viré au rouge et fera banc à part. Un vrai dilemme pour les marseillais, déjà privés de poisson yassa pendant un mois alors qu’ils en sont friands comme Menez aime la crème fraiche au réveil. Alors que faire ? Ou plutôt ne pas faire pour que le repas soit une réussite ? D’abord ne pas mettre du Morientès à toutes les sauces : la blanquette de vieux, ca se mange pas avec du poisson, mazette ! Ensuite évitez de trop forcer sur le Valbuena car à force de gigoter, le saumon vole en écailles sans que l’on trouve à y redire Nous reste le Koné, mais je doute qu’une crevette satisfasse vos convives plus de 20 minutes. Alors voilà, faîtes avec les moyens du bord mais de grâce, soyez créatifs ! Perso, je mettrais bien une tête d’anchois Ben Arfa pour accompagner le tout mais je doute que le sous-chef Dechamps, dont la toque n’a bientôt plus d’étoiles, se permette ce genre d’audace. M’enfin, soignez au moins la présentation au risque de voir votre plat se finir en farce… • écaillez le merlus sans attendre et saisissez-les à feu vif pendant 30 minutes • alignez les sardines défensives en rang d’oignons et veillez à ce qu’elles ne bougent pas une fois disposées dans la poêle. Faire frire pendant 1h30 à cuisson ambiante • insistez sur les sardines du milieu en saupoudrant d’épices de Yaoundé. Attention toutefois, malgré sa consistance, le piment camerounais est délicat et doit être manier avec précaution • après 45 minutes, rajoutez du tacle gras sur les merlus et enveloppez les frappes à l’aide de galettes argentines • vos merlus doivent être légèrement cramés au bout d’une heure de cuisson. Sortez-les du feu et laissez reposer sur une fiche couche de farine d’Artois • mettez une dernière couche de gros sel tunisien dans la lucarne et placez les sardines au-dessus des merlus • rajoutez un navet espagnol en petit morceau pour l’honneur et savourez ! Vins: du Bordeaux. Qu’ils prennent l’eau et nous laisse la coupe ! Et vous, quel repas prévoyez-vous ? ... article consulté à 1702 reprises.
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